Tester un prompt ACTIF
Reprenez une séance existante et demandez une variante mieux structurée, avec objectifs et consignes élèves.
Un guide post-formation pour utiliser l’intelligence artificielle avec discernement, du collège au supérieur : préparer ses cours, créer des activités, accompagner les élèves ou étudiants, évaluer autrement et développer leur esprit critique.
Comment utiliser l’IA comme assistant pédagogique sans perdre mon exigence, mon esprit critique et mon rôle d’enseignant ?
Quatre micro-actions à tester après la formation, sans transformer toute votre pratique d’un seul coup.
Reprenez une séance existante et demandez une variante mieux structurée, avec objectifs et consignes élèves.
Demandez une version guidée, une version standard et une version approfondie d’une même tâche.
Projetez une réponse imparfaite et faites classer : juste, imprécis, faux, non justifié.
Précisez quand l’IA est observée, utilisée en classe ou autorisée en autonomie, et comment son usage doit être déclaré.
Avant de produire plus vite, on clarifie ce que l’IA sait faire, ce qu’elle ne garantit pas, et les règles de responsabilité à partager avec les élèves ou étudiants.
L’IA peut servir d’assistant pour préparer, varier, reformuler, simuler ou questionner. Elle est particulièrement utile pour générer une première version à retravailler.
Préparation, reformulation, recherche d’idées, entraînement oral, aide au code, critique de réponse.
Copier-coller un devoir, produire une source fictive, utiliser des données personnelles, déléguer une note.
Quand l’IA est autorisée, demander ce qui a été utilisé, pourquoi, et ce qui a été modifié.
Comparer avec le cours, les documents, le manuel, des sources institutionnelles ou scientifiques.
L’enseignant garde la responsabilité disciplinaire, pédagogique et éthique.
Rédigez une règle simple adaptée au niveau : qui manipule l’outil, dans quel cadre, pour quelle tâche et avec quelle trace d’usage.
Le cadre national distingue l’éducation à l’IA de la manipulation directe d’une IA générative. Il s’applique aux usages scolaires ; dans le supérieur, vérifiez aussi la charte locale.
Pas de manipulation directe par les élèves. L’enseignant peut préparer, projeter ou distribuer une sortie d’IA afin de faire repérer une erreur, un biais ou une image trompeuse.
Usage en classe, limité et supervisé. L’objectif, l’outil, le prompt, le temps et la vérification sont cadrés et accompagnés par l’enseignant.
Autonomie progressive, jamais implicite. Elle reste liée à un apprentissage défini par l’enseignant, avec règles, vérification et trace d’usage.
Règles de la formation. Les attendus peuvent varier selon l’établissement, le cours et l’évaluation : les expliciter avant le travail.
En 5e, l’enseignant projette une explication générée et volontairement imparfaite ; les élèves la comparent au cours sans manipuler l’outil. En 4e, ils peuvent tester en classe un prompt fourni, puis vérifier la réponse à l’aide de documents sélectionnés.
En première, l’IA est autorisée pour reformuler une problématique ou générer trois pistes d’argumentation. Elle est interdite pour rédiger le devoir final. L’élève joint une courte trace d’usage.
En CPGE ou licence, l’IA peut être utilisée comme contradicteur méthodologique : « questionne mes hypothèses » ou « repère les étapes non justifiées », sans remplacer la démonstration.
Utiliser l’IA pour gagner du temps sur une première version, sans déléguer la progression, les choix didactiques ou l’exigence disciplinaire.
Notion, compétence, durée, niveau, prérequis, production attendue.
Déroulé, consignes élèves, aides, critères de réussite, variantes.
Exactitude, programme, vocabulaire, niveau de difficulté, sources.
Ajoutez vos exemples, documents, contraintes matérielles, habitudes de travail.
Préparer une consigne courte, une version avec vocabulaire explicité et une activité de comparaison de documents, toutes relues par l’enseignant.
Créer une réponse imparfaite sur une notion du cours, avec trois erreurs adaptées au niveau et une grille de vérification.
Transformer un extrait en activité d’analyse : compréhension, procédés, interprétation, rédaction d’un paragraphe.
Préparer une compréhension orale avec vocabulaire utile, questions de repérage et tâche d’expression.
Créer une étude de document ou un débat cadré avec points de vue, arguments et vérification des sources.
Générer des exercices gradués en explicitant les obstacles : calcul, modélisation, démonstration.
Construire une exploitation de documents, un protocole ou une analyse d’erreurs expérimentales.
Créer une grille d’observation simple, avec critères, niveaux de maîtrise et conseils associés.
Préparer une grille de lecture, d’écoute ou de comparaison d’œuvres, avec vocabulaire progressif.
Préparer un TD, une colle ou une résolution volontairement imparfaite à faire corriger par les étudiants.
L’IA devient intéressante quand elle aide à créer des situations qui obligent à raisonner, comparer, argumenter ou expliquer, plutôt qu’à consommer une réponse.
Le principe : demander une structure pédagogique, puis imposer une production vérifiable. Par exemple : une justification écrite, une confrontation de méthodes, une grille de critères, une discussion des limites.
Argumenter, interpréter, démontrer, expérimenter, modéliser, observer, coopérer.
Débat, document à critiquer, résolution d’erreur, jeu de rôle, étude de cas, production collective.
Tableau, paragraphe, schéma, justification, oral enregistré, fiche d’autoévaluation.
Ce qui compte : précision, preuve, méthode, langage disciplinaire, prise de recul.
L’enseignant distribue deux résumés d’un chapitre, dont un généré et imparfait ; les élèves les confrontent au texte et justifient leurs corrections.
Les élèves testent le même prompt en classe, comparent les réponses obtenues, puis vérifient trois affirmations dans le manuel ou les documents du cours.
Comparer deux interprétations d’un même extrait et justifier celle qui s’appuie le mieux sur le texte.
Jeu de rôle : réunion citoyenne sur l’IA, avec cartes de rôles, vocabulaire et critères d’interaction.
Débat argumenté : transition écologique et croissance, en distinguant opinion, argument, exemple et preuve.
Comparer deux méthodes de résolution et repérer où commence la démonstration.
Fiche d’autoévaluation : observer un partenaire, identifier un critère prioritaire, formuler un conseil utile.
Grille de lecture ou d’écoute : décrire, analyser, interpréter, comparer avec une référence.
Programme volontairement imparfait : les élèves doivent formuler des tests et expliquer l’erreur.
Résolution de thermodynamique volontairement incomplète : système mal choisi, signes non justifiés, hypothèse oubliée.
Un document inventé peut être utile pour travailler la propagande, le biais ou l’argumentation. Il doit être explicitement identifié comme fictif.
Attribuer des rôles : vérificateur de sources, gardien du vocabulaire disciplinaire, rapporteur, contradicteur.
Demandez une activité où les élèves ne produisent pas seulement une réponse, mais une justification, une critique ou une comparaison.
ACTIF aide à rédiger une consigne claire pour l’IA. Ce n’est pas une formule magique : c’est une méthode pour mieux expliciter ce que vous attendez.
Ce que je veux obtenir.
Niveau, discipline, notion, objectif, contraintes.
Style attendu : clair, exigeant, rassurant, dynamique.
Rôle donné à l’IA : enseignant, tuteur, contradicteur.
Forme de sortie : tableau, déroulé, grille, fiche.
ACTIF n’est pas un formulaire à remplir mécaniquement. C’est une méthode pour rédiger une consigne claire, contextualisée et exploitable.
Fais-moi une activité sur la guerre froide.
Tu es un enseignant d’histoire-géographie au lycée. Pour une classe de première HGGSP, prépare une activité de 50 minutes sur les tensions internationales au début de la guerre froide. L’objectif est de faire comprendre aux élèves la logique de blocs, la propagande et la montée des tensions. Propose un document fictif court, clairement identifié comme tel, deux documents historiques réels à rechercher, puis une série de questions progressives allant de la compréhension au regard critique. Le ton doit être clair, stimulant et adapté à des élèves de première. Présente le tout sous forme de déroulé de séance avec consignes élèves et objectifs enseignant.
Chaque prompt est destiné à l’enseignant et intègre l’action, le contexte, la tonalité, l’identité et le format. Les deux premiers montrent comment préparer une activité adaptée au collège sans confondre usage enseignant et usage élève.
Tu es un professeur de français au collège. Pour une classe de 5e, prépare une activité de 30 minutes sur la distinction entre fait, interprétation et opinion. Produis un court texte explicatif volontairement imparfait, clairement identifié comme généré par une IA, avec deux approximations faciles à repérer. Ajoute une fiche élève qui demande de comparer ce texte au cours et à deux documents que je fournirai. Les élèves ne manipuleront pas l’outil : je vérifierai, imprimerai et distribuerai la production. Fournis enfin un corrigé commenté pour l’enseignant, sans aucune donnée personnelle.
Tu es un enseignant d’histoire-géographie au collège. Pour une classe de 4e, conçois une activité supervisée de 35 minutes où les élèves utilisent en classe un outil d’IA validé par l’établissement pour interroger une explication sur l’industrialisation. Propose un unique prompt élève, court et fourni par l’enseignant, puis une grille de vérification à compléter à partir du manuel et de deux documents du cours. Prévois une mise en commun sur les erreurs, les informations non justifiées et les limites de l’outil. Aucun compte personnel ni aucune donnée d’élève ne doivent être nécessaires.
Tu es un enseignant d’histoire-géographie spécialisé en HGGSP. Pour des élèves de première, tu dois rédiger un faux article de presse, explicitement fictif, qui aurait pu être publié dans les années 1950 au sujet des tensions internationales pendant la guerre froide. L’article doit faire environ 25 lignes, adopter une tonalité sarcastique à l’égard du communisme, et contenir plusieurs indices permettant aux élèves d’identifier le point de vue idéologique de l’auteur. À la fin, propose 5 questions d’analyse pour faire travailler les élèves sur la subjectivité, la propagande et le contexte historique.
Tu es un professeur de français en classe de première générale. Je veux préparer une activité d’analyse littéraire sur un extrait de roman réaliste, pour entraîner les élèves à construire une interprétation argumentée à partir de citations précises. Propose une activité progressive en quatre étapes : compréhension globale, repérage des procédés, interprétation, puis rédaction d’un paragraphe argumenté. La formulation doit être claire, exigeante et adaptée à des élèves qui préparent l’épreuve anticipée de français.
Tu es un enseignant d’anglais au lycée. Pour une classe de terminale de niveau B1-B2, prépare une activité d’expression orale sur le thème « Artificial intelligence and society ». L’objectif est de faire débattre les élèves sur les avantages et les limites de l’IA dans la vie quotidienne. Propose un jeu de rôle, une liste de vocabulaire utile, des amorces de phrases pour argumenter, puis une grille simple d’autoévaluation. Le ton doit être dynamique, encourageant et adapté à une prise de parole en classe.
Tu es un professeur de mathématiques en première spécialité. Prépare une activité d’entraînement sur les suites numériques pour des élèves qui confondent souvent conjecture, vérification numérique et démonstration. Propose trois exercices progressifs, avec des aides graduées, des points de vigilance et un corrigé commenté. La réponse doit être rigoureuse, mais formulée de manière suffisamment claire pour aider les élèves à verbaliser leur raisonnement.
Tu es un enseignant de physique-chimie en terminale spécialité. Je veux construire une activité sur les dosages par titrage pour des élèves qui ont des difficultés à comprendre l’équivalence et l’exploitation d’une courbe. Propose une activité en trois temps : analyse qualitative de la situation, exploitation de données expérimentales, puis rédaction d’une conclusion scientifique. Ajoute des erreurs fréquentes à repérer et un corrigé commenté. Le ton doit être clair, précis et centré sur le raisonnement.
Tu es un enseignant de SES au lycée. Prépare un débat structuré pour des élèves de terminale sur la tension entre transition écologique et croissance économique. L’objectif est de les aider à distinguer opinion, argument, exemple et preuve. Propose deux positions opposées, des arguments à défendre, des contre-arguments possibles, des rôles pour les élèves et une grille d’évaluation de la qualité argumentative. Le ton doit être neutre, équilibré et propice à la discussion.
Tu es un enseignant d’EPS en classe de seconde. Je prépare un cycle de badminton et je veux aider les élèves à observer un partenaire pour lui donner un conseil utile. Crée une grille d’observation simple, utilisable rapidement pendant la séance, avec quatre critères, trois niveaux de maîtrise, des exemples d’observables et une courte phrase de conseil associée à chaque niveau. La formulation doit être concrète, lisible et adaptée à des élèves de lycée.
Tu es un enseignant de NSI en terminale. Je veux aider les élèves à comprendre la récursivité sans leur donner directement le code final. Propose une activité progressive autour du calcul de la factorielle, avec une explication intuitive, un schéma de pile d’appels, des questions guidées, puis un exercice à compléter. Le ton doit être pédagogique et rassurant, mais l’activité doit obliger les élèves à raisonner avant de coder.
Tu es un professeur de CPGE en PCSI. Prépare un problème guidé de thermodynamique sur le premier principe et les transformations d’un gaz parfait. L’objectif est d’entraîner les étudiants à bien choisir le système, poser les hypothèses, écrire un bilan d’énergie et justifier les signes. Propose un énoncé, des questions intermédiaires, les erreurs fréquentes, les points de méthode et une correction détaillée. Le niveau doit être exigeant, proche d’une question de colle, mais avec une progression claire.
On retrouve bien l’action demandée, le contexte disciplinaire, le rôle donné à l’IA, la tonalité attendue et le format de sortie.
Transformez un prompt vague que vous utilisez déjà en prompt ACTIF naturel. Comparez les deux sorties et gardez la meilleure structure.
Plus le prompt est précis, plus la sortie est exploitable. Mais une bonne sortie reste une proposition : corrigez, simplifiez, contextualisez et vérifiez.
L’IA peut aider à créer des aides graduées et des variantes. L’enjeu est de préserver l’objectif d’apprentissage sans faire à la place de l’élève ou de l’étudiant.
Ne baissez pas l’ambition si l’obstacle porte sur la forme de la consigne.
Vocabulaire, lecture, méthode, calcul, organisation, confiance, abstraction.
Indice, exemple partiel, phrase amorce, schéma, tableau, question intermédiaire.
Les aides doivent soutenir l’autonomie, pas installer une dépendance.
L’enseignant prépare une version au lexique explicité, des phrases plus courtes et trois questions de repérage, sans modifier l’objectif disciplinaire.
Créer une fiche « je commence / je vérifie / je conclus » et trois indices gradués que l’enseignant distribue selon les besoins.
Version guidée d’un paragraphe argumenté : amorces, citations à choisir, connecteurs, critères.
Trois niveaux de lexique : indispensable, utile, enrichissement ; amorces pour demander, nuancer, contredire.
Indices progressifs qui distinguent calcul, conjecture, preuve et rédaction.
Questions différenciées sur un document : repérer, interpréter, confronter, critiquer.
Critères simplifiés d’observation avec vocabulaire concret : placement, trajectoire, choix, retour d’information.
Fiche méthode pour démontrer, modéliser, exploiter des données ou rédiger un compte rendu de TP.
À partir de la 4e, l’usage par les apprenants doit être cadré, explicite et orienté vers l’apprentissage : poser de meilleures questions, verbaliser, vérifier, améliorer.
En 6e et en 5e, l’enseignant peut faire analyser une réponse, une image ou un dialogue qu’il a généré et vérifié en amont, mais les élèves ne manipulent pas directement le service. Les scénarios d’usage direct ci-dessous concernent donc la 4e, la 3e, le lycée et le supérieur.
Vérifier le niveau autorisé, l’outil validé, les conditions de compte, l’objectif, le prompt, les données autorisées et la production attendue.
En 4e–3e, superviser la manipulation et fournir des questions guidées : « demande un indice », « fais-toi questionner », « fais vérifier ta cohérence ».
Comparer avec le cours, corriger, justifier les choix, expliciter ce qui a été gardé ou rejeté.
Avec un prompt commun fourni par l’enseignant, faire expliquer une notion déjà étudiée, puis vérifier chaque affirmation dans les documents du cours.
Demander trois indices permettant d’évaluer la fiabilité d’un contenu, puis confronter la réponse à une grille issue du cours.
L’élève soumet un paragraphe d’analyse et demande : « repère une phrase trop vague et propose une question pour m’aider à préciser avec une citation ».
Conversation guidée : l’IA joue un recruteur, un journaliste ou un camarade ; l’élève note trois formulations à réutiliser.
Tester la solidité d’un argument : demander objections, exemples manquants, distinction opinion/preuve.
Demander un indice méthodologique sans solution : « pose-moi une question qui m’aide à avancer ».
Demander des tests pour vérifier un programme, sans générer le code final.
Simuler une colle, une soutenance courte ou un entretien : l’IA pose trois questions de relance et signale les hypothèses implicites.
« Fais mon devoir », « rédige mon compte rendu », « résous l’exercice complet ». Ces consignes court-circuitent l’apprentissage.
« Questionne mon raisonnement », « donne-moi un indice », « aide-moi à repérer ce qui n’est pas justifié », « propose une reformulation plus claire ».
Écrivez une consigne où l’IA a interdiction de donner la réponse finale et doit uniquement poser des questions de guidage.
L’IA peut aider à concevoir des évaluations, des critères et des feedbacks. Elle ne doit pas devenir un système de notation automatique sans supervision humaine.
Ne pas confier à un outil d’IA grand public la correction automatique de copies nominatives. L’enseignant conserve la décision, le barème, l’interprétation et la responsabilité de l’évaluation.
Grille d’un paragraphe argumenté : idée directrice, citation, analyse, enchaînement, langue.
Grille d’expression orale : interaction, prononciation, richesse lexicale, correction, prise de risque.
Analyse de document : contexte, informations prélevées, interprétation, limites, regard critique.
Barème valorisant les étapes : choix de méthode, calcul, justification, conclusion, rédaction.
Autoévaluation ou coévaluation : observer, conseiller, ajuster, verbaliser une progression.
Grille de soutenance, compte rendu de TP ou résolution de problème : hypothèses, méthode, résultats, discussion.
| Question | Réponse attendue |
|---|---|
| Quel outil ai-je utilisé ? | Nom de l’outil, sans créer de compte si ce n’était pas prévu. |
| Pour quoi faire ? | Reformuler, trouver des idées, demander un indice, vérifier une structure. |
| Qu’ai-je gardé ? | Éléments retenus et adaptés. |
| Qu’ai-je rejeté ou corrigé ? | Erreurs, formulations trop vagues, sources non vérifiées. |
Créez une grille de 4 critères pour une tâche que vous évaluez souvent. Demandez à l’IA de reformuler les niveaux en observables concrets, puis simplifiez.
Former à l’IA, ce n’est pas seulement apprendre à prompter : c’est apprendre à douter intelligemment, vérifier, distinguer les statuts de l’information et comprendre les limites.
Faire distinguer quatre statuts : information, interprétation, opinion, preuve. Une réponse fluide n’est pas une réponse fiable.
Qu’est-ce qui est conforme, absent, approximatif ?
Existe-t-elle ? Est-elle pertinente ? Est-elle récente ? Est-elle fiable ?
Quelles preuves, quels calculs, quelles citations, quelles données ?
Sur une notion déjà travaillée. En 6e–5e, l’enseignant la génère et la vérifie en amont ; à partir de la 4e, elle peut être obtenue en classe dans le cadre prévu.
Juste, imprécis, faux, non justifié. Chaque annotation doit être reliée au cours ou à une source.
Produire une version corrigée plus rigoureuse, avec sources, exemples ou étapes de raisonnement.
Conclure : ce que l’IA a aidé à faire, ce qu’elle a raté, ce qui reste humainement responsable.
Une boîte à outils hiérarchisée par usages. Avant de choisir un outil, partez du besoin pédagogique, du cadre de votre établissement et des données manipulées.
Préparer, synthétiser, entraîner, créer un support, simuler, évaluer, différencier.
Publiques, anonymisées, personnelles, sensibles, protégées par droit d’auteur ?
Enseignant seul ; élèves accompagnés à partir de la 4e ; lycéens dans un cadre d’autonomie défini ; étudiants selon les règles locales.
Sources, prompt, sortie modifiée, décisions pédagogiques, limites identifiées.
Les comptes personnels et les outils gratuits grand public n’offrent pas tous les mêmes garanties. Lorsque des données d’élèves, d’étudiants ou d’établissement sont en jeu, utilisez uniquement un cadre validé localement.
Ce que cela permet : Préparer, reformuler, scénariser, générer des variantes, simuler un dialogue ou produire une première base de travail.
Exemple pédagogique : En 5e, l’enseignant prépare une explication imparfaite que la classe confronte au cours ; en terminale SES, les élèves peuvent vérifier deux argumentaires produits dans le cadre défini.
Point de vigilance : Ne jamais confondre fluidité et fiabilité. Relire, vérifier, citer les sources réelles et éviter les données personnelles.
Ce que cela permet : Interroger des documents, construire une synthèse, faire émerger des questions, comparer plusieurs sources.
Exemple pédagogique : En BCPST, déposer un dossier de documents scientifiques dans un espace encadré, puis demander un plan de lecture critique.
Point de vigilance : Vérifier les citations, les dates, le périmètre des documents et les conditions de confidentialité de l’outil.
Ce que cela permet : Transformer un plan en diaporama, infographie, fiche de synthèse ou support de consignes.
Exemple pédagogique : En histoire-géographie, créer une trame de séance et une carte mentale d’introduction avant correction par l’enseignant.
Point de vigilance : Contrôler la rigueur disciplinaire, les droits d’image, l’accessibilité et éviter les supports très beaux mais pauvres.
Ce que cela permet : Créer des QCM, vrai/faux, questions ouvertes, flashcards, entraînements et retours rapides.
Exemple pédagogique : Au collège, l’enseignant génère dix questions adaptées au chapitre et vérifie le corrigé ; chaque réponse est ensuite justifiée en binôme.
Point de vigilance : Un quiz ne prouve pas une compréhension profonde. Ajouter des justifications et vérifier les corrigés.
Ce que cela permet : Simuler un interlocuteur, préparer un jeu de rôle, transcrire un oral ou fournir des amorces de phrase.
Exemple pédagogique : En anglais B1-B2, demander une conversation de trois minutes avec relances et vocabulaire à réutiliser.
Point de vigilance : L’enseignant fixe le cadre linguistique, les objectifs, la durée et les critères d’évaluation.
Ce que cela permet : Créer une image support, analyser une image générée, travailler sur les indices de manipulation et la vérification.
Exemple pédagogique : Dès la 6e, comparer une image générée et vérifiée par l’enseignant avec un document authentique ; à partir de la 4e, prolonger par une recherche supervisée d’indices.
Point de vigilance : Signaler explicitement les documents fictifs ou générés. Ne pas utiliser une image sans vérifier droits, origine et contexte.
Ce que cela permet : Expliquer du code, générer des jeux de données factices, construire des aides graduées ou repérer des erreurs de raisonnement.
Exemple pédagogique : En technologie en 4e, faire tester un programme simple et demander un indice sans solution finale ; en NSI, prolonger par la justification des tests et du fonctionnement.
Point de vigilance : Le code généré peut fonctionner sans être compris. Exiger traces, commentaires, tests et justification.
Ce que cela permet : Simplifier une consigne, créer des indices gradués, reformuler sans baisser l’exigence, produire une version audio ou visuelle.
Exemple pédagogique : En mathématiques, proposer trois niveaux d’indices pour un exercice de spécialité, de l’aide minimale à l’aide méthodologique.
Point de vigilance : Différencier ne signifie pas faire à la place de l’élève. Garder le même objectif cognitif quand c’est possible.